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Le rêve dans la vie

Faire entrer le rêve dans la vie
Par une lézarde
Par le portail
Peu importe la voie choisie

La fille néon

Nous sommes des créateurs
Rouge-vifs
Comme la cendre
Sur nos cous
Après la pluie
Après les mondanités
Comme le stick
Entre tes doigts bienveillants
Qui me font merveille
Qui font du temps une formule retrouvée
Une retribution
Sensible et honnête
Nos esprits chevauchent l’éminence
Tout feux ouverts
Attache-toi
Nous filons des éclaircies
En directions de la Vie
Désuète, infanticide et merveilleuse
Élève-toi à l’aube, digne, colorée
Tachetée de semblables manœuvres
Pas de délibérations
Pose-toi sur ma langue
Cousue de fils bleus
Inondée de ton poème
Tapissée de ton sel
Quadrillée de fibres nerveuses
Il est l’heure
De couper la nuit en quartiers
Telle un fruit adorable
De boire à l’écoulement de l’écorce
De puiser dans ce que les corps ont accumulé
De tendresses et de troubles animaux
Mon bébé
Sur le toit de l’univers
Fin prête à renaître
Dis-le dans ta langue vivante
Que je puisse comprendre entre les termes
Le language fugitif
De la voûte céleste
Des novas
Des amas
Là où sont fécondées les étoiles
Et les poètes
Là où le revers des êtres s’offre nu
Avec la peur, le frisson et l’orage
L’avenir est une immensité
Rouge et glacée
Attenante à l’envahissement
À l’ivresse, à la splendeur

Cellier

Extirper du cellier intérieur un vin qu’on n’osait pas ouvrir. C’est le parfum des cheveux d’une femme adorée en secret, promesse de renaissances et de réjouissances, qui vient capiteusement imprégner les murs de la pièce où nous régnons. C’est le retour à la case première. L’incantation, non pas d’une vie meilleure, mais la vie, dans sa simplicité étonnante.

Clous

Écrire comme si nous étions Rois et Reines./ Écrire comme si nous étions une vaguelette.

Souvenir de vol

Vivre en condamné
Pour débuter l’éclosion
Vivre en bon vivant
Pour éprouver l’érosion
L’étincelant feu follet
Tu le brimes en le saisissant
L’ange aux ailes brouillées
Murmure dans toi
Son souvenir de vol

Venge-toi tendresse

Tu crées
Rien moins que le monde
Tu le déverses
Devant tes propres yeux
Pourtant tu fais mine qu’un autre
L’élabore pour toi
Tu la connais cette vérité n’est-ce pas
Tu la devines
Posée sur ta nuque
Lourde comme la raison
Légère comme la mort

Clous

Le sacré se malaxe
Avec candeur
Retenez-le

Don Quichotte

Ne voulant pas fermer l’œil
Craignant le pire
Je suis tombé finalement
Dans le sommmeil
Malgré ma lutte
Et pendant mon sommeil
Pendant ce court instant
Don Quichotte est mort
Oui, pendant mon sommeil
Don Quichotte est mort

Clous

Comme un mort
J’entends la vie

Clous

Un poème n’apprend rien. Ce qu’il veut c’est enflammer.

Ceci qui nous était inaccessible

Nous n’y avions pas droit
Nous étions dans l’attente
Devant la porte close
La chasse à la trouvaille
Se cogner au dérisoire
Injurier le mur
Engueuler l’autre à-côté qui souffre
Nous n’avons pas marché
De nuit
Pour rien
Pas pour rien
Pour ceci
Qui nous était interdit

La course vers la vie

Ce soir là j’avais prié les étoiles plus violemment que d’ordinaire. Elles ont commencé à trembler, dès lors. Je ne comprenais rien à ce rêve que j’ai continuellement tressé dans l’ombre et qui a fini par advenir, plus dense que le jour. Inconscient architecte. C’était amplement suffisant. C’est le ciel qui avait pleuré sur mon sort, ou bien était-ce moi qui débutait ma propre relève. J’avais donc prié longtemps, et cette prière ne contenait ni réclamations, ni doléances communes, seulement un long remerciement pour les choses présentes et à venir. À venir, surtout. Tant je le mérite, tant je l’ai contré, injurié, tant je l’ai hélé, travaillé qu’il a fini par fondre d’un seul coup sur ma vie. Plus beau, plus simple et réjouissant que le poème. Le voilà donc. La voilà. Et me voilà aussi.

Je l’ai pensé impossible, hors d’atteinte, vain et définitivement perdu. Comme les autres poètes ont largement fui ce qu’ils désiraient plus que toute autre chose, ils ont confondu leurs œuvres dans un vaste empêchement. Je leur ai tourné le dos. J’ai trouvé la rive. La voilà donc.

Clous

Une
succession
de
feux
verts

l’amour

La pluie

Les petits démons
reviendront toujours
par la force des choses
me surprendront
nageant en plein bonheur
divaguant le long de la vie
ils sont ainsi faits
ils reviennent toujours
dansants tournoyant
pour faire venir la pluie

Le réveil après la mort

Patiemment demander aux étoiles
De nous accorder quelque chose
Un petit rien
Une brindille
Une allumette
De quoi faire un feu
De quoi engendrer l’incendie

Renouveau

J’imagine
qu’il faut s’y abandonner
allons
ça n’est rien
rien du tout
seulement
s’y abandonner
à ceci qui vient
voilà tout