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Je te regarde et
à mesure que je te regarde
j’aperçois des formes déployées
des images lentement diffusées
te regardant je ne sais
si tu es ce que je tu
un astre par l’imaginaire
couvé enveloppé
ou la silhouette diffuse
d’une ombre vivante
au bord d’un pays interdit
rêve de caryatide
de hautes terres de gorges nues
tu es là où l’homme égara
un jour son fantôme
après la découpe de l’ambre
après que l’habitant se soit tu
Je te regarde et
à mesure que je te regarde
j’aperçois des formes déployées
des images lentement diffusées



        Peinture : Henri Manguin – La coiffure (détail et modifiée)