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Marre des dépressions de cafard. Je veux être heureux. A jamais… Etre heureux comme jamais, retrouver ma nature.

 

Une phrase parfaite, de Montherlant : Presque toute vie d’homme est corrompue par le besoin qu’il a de justifier son existence.
La vie n’a qu’un sens : y être heureux. Si la vie n’est pas synonyme de bonheur, autant ne pas vivre.

 

Suffit ! la recherche de la beauté. Suffit l’embellissement. Les phrases bien torsadées, bien tournées. Fini les mots d’amour, les complaintes tristounettes. Je prends les choses à mon compte. L’espoir déçu que je mettais dans les choses se changera bientôt en révoltes. J’aurais pour moi la force des mots. La poésie noire et scandaleuse. J’aurai la beauté noire, celle qui ne promet pas de lumière, celle qui va chercher sa matière là-bas, au loin, jusque dans la mort… Je l’aurai comme grande inspiratrice. Une existence normale, un lit de qualité, une demeure à soi bien morte et bien ordinaire… Je me mettrai du côté des fous, des abîmés. En clair, j’aurai pour moi une longue vengeance à cause de mes espoirs déçus, j’irai chercher tout ça jusqu’au fond des ténèbres . Je serai du côté des vaincus, mais je crierai quand même…

Je me ferai haïr du monde entier, je serai seul contre tous…Je montrerai un faux visage, celui de la révolte noire, je montrerai un faux visage, pour ne pas me faire aimer… Je serai horrible et magnifique à la fois, et puis surtout, je mettrai les gens en face de ce qu’ils sont, ou plutôt, chacun croira y voir un autre parce qu’on ne s’imagine jamais soi-même aussi dégoûtant. On ne s’imagine bien plus beau qu’on ne l’est vraiment, comme un maquillage magique… Je serai horrible parce qu’il n’y a que comme ça que je peux écrire. C’est ce qu’il y a de marqué partout autour de soi, en filigrane, derrière les mots mielleux, il y a des choses pas très belles. Pas buvables. J’irai chercher la vie tout au fond, tant pis pour ceux qui ne me croiront pas, ceux qui ne m’aimeront pas, tant pis…