Je reviens. C’est moi.

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Je me demande parfois si l’exaltation est toujours possible. Si je ne suis pas mort, définitivement enterré… Je me demande si j’en suis encore capable, si mon esprit, endolori, est encore capable de se mouvoir… Je me demande si des gens me lisent, si des gens pensent à moi. Suis-je délivré maintenant ? Suis-je délivré… Où vais-je, où errais-je ? Vais-je me réveiller soudain, vais-je aller de l’avant, continuer. De quoi suis-je encore capable ? Ai-je tout dévasté en moi, ne me reste t-il rien ? Ne suis-je qu’un somnambule, incapable, un fantôme parmi les vivants ?

Des odeurs, des émotions, des envies de futur, des parfums, des obstacles à franchir, des défis à relever, des énergies à soulever, des lumières à trouver. Une envie furieuse d’écrire qui jaillit parfois, jets de lave épisodique d’un volcan qu’on tente d’écouffer. Aller plus loin que tout. Plus loin que les autres, plus loin que les terres vierges. Plus loin, là au bout, où tournent les quasars.

Ai-je tiré sur la bonne ficelle, avec l’ours en peluche géant au bout ? Ai-je tiré la bonne carte, celle du futur, celle de l’éveil ?
Ai-je retrouver un esprit nouveau ? Un esprit unifié ? Ai-je retrouvé, tout simplement, mes esprits ? Vais-je dépasser mes gâchis, retrouver les premières lueurs. Ouvrir de nouvelles portes.

Un champ immense s’étale à l’infini devant moi. L’air est frais, nouveau. Un soleil neuf brille. Terres vierges, terres inconnues, terres renouvelées. Des terres qui, pourtant, sont familières. Je reviens. C’est moi.




01.10.07


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