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Je me saisis de l’écriture et ne sait que faire d’elle. Les vieilles splendeurs ne sont plus en moi. Je n’ai plus l’énergie à offrir aux vaines causes. Les anciens rêves sont fanés, eux-aussi de sorte que, désormais, mon jardin intérieur prend les apparences d’une chambre désolée, non pas dévastée par un incendie ou par un déluge, seulement désolée, triste et opaque. Ainsi qu’un jardin abandonné que personne ne viendrait arroser, les iris, les mimosas, les tulipes, les chrysanthèmes, s’estompent seuls avec leur couleur et leur visage doucement tourné vers la terre.
Réveiller le verger, à quoi bon ? À quoi bon le paradis secret, et les beautés extirpées d’une grise réalité ?

Il y aurait tant de choses à dire sur les détails inaperçus de l’existence… Si je me donnais la peine. Mais se donner la peine est peine perdue. L’envie est bien là, recelée, et je jette bien des allumettes dans la cheminée les unes après les autres, sans y croire, celles-ci s’éteignent en plein vol avant d’attendre le foyer.
Tandis que les heures s’échappent, en goutte à goutte, j’entends cette phrase, « à quoi bon ? », toujours résonner en moi.

 

Se donner la peine est peine perdue…