Je me ressource à l’orfèvrerie des comptines lugubres

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Je me ressource à l’orfèvrerie des comptines lugubres
Je bois le son du monde, étrange liqueur
Je me baigne à la ritournelle d’une papilleuse vengeresse
Mystérieuse hémiplégie

Une goutte d’alcool, puis deux pour remplir la mer intérieure
Avec un iceberg cathédralisé dans sa réjouissance impie

Je tends mon coeur à ce vent pâlissant qui tient son fouet entre ses mains

Avec mon âme en corolle dans une paume fébrile, en proie à sa nuit de paupières mouillées

Se promener dans la chambre des possibles
Sur la commode où attend la clef des champs
Préparer ses valises pour un voyage vertical

La lumière a t-elle une odeur particulière ?




17.12.06


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