Ils pédalent dans le vide.

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Les gens sont fous. Ils pédalent dans le vide. Du verbiage, des mumuses. Rien.

Ils me semblent terriblement perdus. Suis-je ensorcelé ?
Fantômes. Des plaisirs. Des joies qu’on attrape par-ci par-là. Ils errent. En riant les yeux bandés. Les ampoules sont des soleils. Les borgnes sont des rois. Rien à faire de la vie. Pas de vigueur. Juste de la démonstration. Du flan. De la démangeaison. Des activités… Pourquoi ne pas retarder le lever et ne rien foutre ? Chercher l’amour. On est un peu sensible. On cherche sa voie. La trouver c’est autre chose. On fait des pâtisseries pour papa et maman.

Je suis perdu moi aussi. J’erre. Mais j’ai des éclairs de conscience, parfois. Un peu de lucidité entraperçue. La lucidité qu’on ne peut pas fixer longtemps, comme le soleil. La lucidité, fenêtre ouverte sur la vérité. Perdu pourrait être beau. Ça devient moche quand il faut le justifier. Quand on se torture le cerveau pour essayer de donner un sens à ce qui n’en a pas, à ce qui n’en aura jamais.




27.03.11


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