Fées et opium

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LE RÊVEUR

 

Je vois ces bandes bleues où tremble mon égo,
Les transparents alcools aux reflets inégaux.
Tout mon chagrin noyé dans le verbe fumé,
Tout mon empressement dans ces vers surannés.

J’ai tôt pris le parti des illusions lointaines,
Changé mes ambitions en ardeurs souterraines.
Je déplace plus loin mon esprit engourdi
Et ma drogue est douce et mon rêve paradis.

Je n’ai pas de métier, j’avance et me promène ;
J’embrasse l’errance et je le chant de la sirène.
Je compte les poissons dans mon aquarium
Et le nombre de fées dans mon rêve d’opium.




31.01.11


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