C’est ce qu’il reste

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à tam tam

La vie des hommes est bien étrange. Porcelaine le matin. Cendre le soir. Ce qu’il faut d’inclinaisons près du bord. Pour voir un peu le fond. Pour voir la gueule que ça a le fond. Il en reste quoi des destins. Des figures. En miettes ramassées sur elles-mêmes. Entassées comme des cierges. Sur un autel sans dieux. Le bureau des réclamations. Silence radio. C’est dimanche au creuset du vide. On se tient compagnie. C’est ce qu’il reste. Un peu de grâce. Un murmure dans l’oreille. Ils ne sont pas sérieux les papillons de nuit. Ils vont incertains. Dans la clarté ennemie. Éphémères déroulés dans le temps. En vase-clos dans le ciel. Brillants de leurs petites ailes noires. Ce qu’il faut soulever de terre pour une médaille perdue. Ce qu’il faut creuser pour un morceau du ciel. C’est peine perdue. C’est peine à jamais retrouvée. Petite vie fragile. Qui danse et qui pleure. Tout à la fois.




08.10.14


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