Je sais bien, le temps se fait vieux

Je sais bien, le temps se fait vieux mais regarde si tu n’as pas quelques nouvelles sources, sous le jour
Sous les confettis après les fêtes, quelques pensées incendiées
Quelques tristesses même, tout ce qui touche, le grand écart
L’illusion qu’importe. Toutes les portes ne sont pas ouvertes tu le sais bien regarde
La mer depuis ton siège, il reste des territoires inconnus fais le tri,
Fouille les tiroirs que sais-je, creuse encore les journées
Même sans plénitudes, l’arrondi des angles la faillite des choses
Les routes de traverse et les solutions
Cherche encore un peu sous la membrane, la visite du château les commerces
Sans matière, avance nous verrons bien ce qu’il adviendra
De toutes ces choses, tout n’est pas mort le temps la vie
Sous les ailes des insectes bleus, tu n’as plus rien à perdre il est temps de le dire
Désormais tel que tu es c’est à dire plus rien, extrais-toi de ton scaphandre
De ta salle d’attente, mets ta peau sur la table puise dans l’ombre l’écho distinct
Des clochers intérieurs, devant toi le territoire à investir
Le pays à nommer, les voix à détenir

 

Kronenhalle

Voici l’endroit exact où j’ai mangé hier soir, au Kronenhalle, à Zurich, avec, en face de moi, un portrait de matisse par Picasso, à ma droite, un tableau de Chagall et derrière, un Paul Klee. Une expérience extraordinaire, sans compter les gens avec qui je me trouvais, ainsi que les plats (le meilleur thon crû de toute ma vie). M. nous racontait ses histoires datant de l’époque où il traînait avec andy warhol dans ce restaurant. J’éprouve une telle reconnaissance envers Y de me faire connaître des choses que, sans elle , je n’aurais jamais connu. Pas dès maintenant en tous les cas. Et surtout, de croire en moi.

Ce soir, rien à faire

Ce soir, rien à faire. Alors je bois (un peu) et je prend des photos. Episode banale d’un type (un peu) trop narcissique et qui s’ennuie. Heureusement que personne ne passe par ici.

Espoir, lignes, livre

L'espoir

Souvenir d'une exposition

Lignes

Un de mes livres

Et si mon salut venait d’elle ?

Et moi je jouais à ce jeu stupide, de celui qui se pose des questions. À être celui qui doute, qui est perdu.

Et si mon salut venait d’elle ?

Mon bonheur ne viendra pas de moi, seul. Rends-moi heureux.

Détruis ce mur qui circonscrit mon existence.

Voilà déjà mille ans que je pense être mort.

Vivre comme si nous étions morts, n’est-il pas là, le secret ?

Le secret pour passer les frontières ?

Dis-le moi, que ce n’est pas une illusion.

Il n’existe pas de banalité. Rien de ce qui vient de toi n’est banal à mes yeux. Tu transfigures les choses.

Réapprends-moi les choses simples. Ouvre mes yeux.

Maintiens cette flamme animée. Fais-moi devenir.

Je suis prêt.

Je suis prêt.

Je vois d’ici le soleil se coucher…

Je vois d’ici le soleil se couchant…

… Il rousse ici même, sur la mousse des forêts de chêne. Souvenez-vous, l’odeur de la nature ! La sensation de l’existence, de rompre les bords ! d’un seul coup, comme ça ! Partir par devant soi, silence ! On s’invente un monde.
Ô plaisir, infinitude de la vie !

Rompre, s’il ne s’agissait que de ça ! Le vertige c’était ça ! Le vertige c’est parcourir l’univers d’un bout à l’autre, au rythme d’un millimètre tout les mille ans, et ralentir encore, et s’émerveiller du mouvement qui a toujours lieu ! S’allonger, sans s’immobiliser !
La poudre ! Le faisceau !
La vie, plutôt que le néant.