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Il est des soirs magnifiques où un semblant de tendresse, diffusée par l’empreinte magique, laisse voir ses constellations scintillantes par les conduites de climatisation, lorsque même les bagatelles paraissent ineffables, quand on croise un autre mirage à la pointe d’une nuit séparée de la monotonie. On croit apercevoir un nouveau jour, on se dit, la suite de ma vie ne sera plus pareille. J’ai passé le cap, j’ai creusé mon terrier pour sortir de la prison. Alors un premier rayon se laisse apercevoir, les heures du tourment s’éloignent derrière-soi d’elles-même, on se dit voilà le résultat de mille minutes stupides, je suis libre, libre. Libre de tout, de rien, de prendre un peu de cette lumière et de la mettre en moi, de ramasser la musique mourante et de la ranimer pour qu’elle joue pour moi, pour mon bon plaisir. Faculté de la vie à se renouveler sans cesse. Faculté de se réinventer autrement.