Un rêve

Étrange rêve cette nuit, tu sais, et je m’en souviens bien. Pas dans les détails naturellement, mais dans les grandes lignes tout de même, et surtout la fin. Peu de mots. Beaucoup de sensations, beaucoup d’images. Je me trouvais dans un lycée ou, du moins, dans un lieu qui y ressemblait. Je m’y baladais, me trouvant dans cette fac ou ce lycée sans raison particulière, et certainement pas pour apprendre ou même mettre le pied dans une salle de classe. Cela se passait dans une cour puis je découvris un vendeur de cacao. Dans mon rêve ce mini magasin qui n’en était pas vraiment un avait un nom, « au bon cacao » ou un titre s’approchant de près. Car oui, aussi surprenant que cela puisse te paraître je me souviens bien, des mots, des titres, des paroles souvent, au mot près. Celui-ci proposait aussi des cafés. On ne sait par quelle bizarrerie issue de ces royaumes oniriques, je me retrouvais soudain moi-même le vendeur de chocolats chauds et de cafés, à l’accueil. Il y avait la queue devant moi, les gens me réclamaient des chocolats mais je n’en avais plus. Je me souviens qu’une femme me demanda pourquoi, si je suis un vendeur de chocolats chauds, je n’en ai pas ! Celle-ci pointa du doigt en direction de ce qui paraissait un récipient à cacao, de couleur vert foncé, en métal, sans mots imprimés dessus. « Et là-dedans, il doit bien y en avoir ! » me dit-elle avec un regard interrogateur mais gentil, je le regardais et me dit « tiens, j’avais oublié qu’il était là celui-là ». Mais soudain il me revint à l’esprit que cette boîte n’était en fait qu’un artifice. « Ça c’est du décor, il est vide ». À la suite de cela je me trouvais toujours dans la même boutique, mais cette fois, il y avait des matelas au sol, il y avait toujours du monde. J’étais couché et je dormais à moitié sous une lourde couette. Il faisait jour et des rayons de soleil perçaient à travers une fenêtre, atteignaient les draps, touchaient mon visage. J’étais au milieu d’amis, de gens biens, je me sentais incroyablement bien. J’aimais tous les gens qui étaient autour de moi. Mais surtout il y avait à-coté, près du lit, réveillée, une fille qui était ma femme dans ce rêve. C’était l’inouïe. Je ne dormais pas vraiment, mais je m’amusais à la regarder. Un à un les autres gens qui parsemaient la pièce s’étaient comme évaporés. J’aimais sa présence. Je la regardais faire, mener sa petite vie et je sentais en moi un sentiment d’affection immense pour elle. Je la regardais qui se coupait les ongles, qui s’habillait, qui marchait un peu partout, faisait chauffer de l’eau. Je me souviens aussi qu’elle passait plusieurs fois par-dessus le matelas qui était en plein milieu de la pièce, en faisant très attention à ne pas me marcher dessus, cette attention m’amusait et et me faisait l’aimer encore plus.
Petit à petit je me rendais compte que je m’étais réveillé.

J’étais dans l’ancienne maison de ma mère

J’étais dans l’ancienne maison de ma mère
En compagnie d’une femme inconnue, elle était brune
Peut-être ma sœur, ou une jumelle immatérielle
Nous étions sur le perron
Le ciel était rose le jardin était parsemé de couleurs incroyables
On pouvait voir devant la maison deux arbres
Dont un cerisier qui était en fleurs blanches épanouies extraordinairement belles
Des chants de blés entouraient la demeure
Soudain un bruit effroyable une patrouille aérienne s’approche
Et longe le chant
Le vacarme est assourdissant ils volent à vingt mètres d’altitude
Ils sont 5 ou 6 avions
Des avions noirs furtifs non encore imaginés c’est un monde futur
C’est un vol d’essai période de guerre ils vont à une vitesse inimaginable
Nous les regardons faire plusieurs aller-retours
Je remarque un avion plus petit il est séparé des autres
Il effectue une rotation latérale à plus de deux milles à l’heure
Peut-être une seconde pour effectuer un cercle de cinquante mètres de diamètres
J’ai comme un pressentiment il prend trop de risque il va toucher le sol
Après plusieurs cercles une aile effleure la terre
Il remonte mais semble perdre le contrôle
Je crie viens rentrons il va s’écraser
Je la tire par le bras je suis sûr qu’il va tomber près de nous
Je me réveille