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Such seem your beauty still

J’ai retracé des rêves anciens tout en les retraçant j’ai semé sans le savoir un jour nouveau qui contenait ce rêve rendu réel. Je ne sais pas comment c’est tombé sur la route par la suite au moment exact de ces réminiscences comme si, d’une certaine façon, des questions des ordres que je lançais dans un langage sans mots de façon parfaitement sincère absolument entier dans cette demande auxquels le vent les nuages les arbres les astres répondaient, interpelés, ils répondaient par l’affirmative parfois. La vie me semble être une succession de vœux formulés dans l’ombre. Je devine les seuls sincères s’exhausser les seuls qui voient le jour sont ceux-là qui sont véritablement sincères et la plupart de ces vœux nous ne savons même pas que nous les avons formulé, certains sont même néfastes pour soi mais nous les formulons tout de même du fond de notre culpabilité de notre rage : les astres perpétuellement répondent de façon tout à fait neutre. Et nous pensons tout de même vivre en enfer. Comme clairs, sobres et nets sont les éléments. Un jour peut-être il sera deviné que ce que nous nommons réalité est le produit de notre imaginaire un fruit de notre être, tombé de l’arbre immense, ce même arbre qui exhaussent les vœux de ceux qui ne savent plus parler.

Véga

vega

Les chats
ne m’ont pas toujours donné l’impression
de faire partie absolument
du règne animal.

Crédit photo inconnu.

Laps

Il est le temps
De la recherche

Analyse de la séance

Carlo-Farneti--illustrations-for-Baudelaire-s-Les-Fleurs-du-Mal--published-1935

Carlo Farneti

ANALYSE DE LA SÉANCE

Sur une idée de k.

Aujourd’hui
BOURSE DE LA POÉSIE
Tendances

Cette séance a débuté calmement sur les marchés, les intervenants sont restés relativement indécis. Techniquement, la configuration reste fragile à court terme, raison pour laquelle les analystes n’excluent pas un retour des cours autour de 4651 points.
Certaines composantes du marché font preuve de robustesse en début du contexte économique incertain.

C’est notamment le cas du titre SOUFFLE, qui évolue à l’intérieur d’un triangle symétrique depuis plus de trois mois. Porté par un vent d’optimisme le titre prend 6 points à 94,3. Il reste plus que jamais la valeur phare du marché.

OMBRE s’est stabilisé autour des 51,4 points ce qui indique une relative indécision de la part des intervenants. Cette situation devrait selon les analystes laisser place à une nouvelle impulsion, étant donnée que la dynamique de moyen terme reste favorable.

PIERRE a crée la surprise en s’envolant dans d’importants volumes, avec un gain de près de 12%, le titre est parvenu à s’affranchir de son obstacle de 43,86 c. et de sa moyenne mobile à 50 jours. Les analystes plaident pour une poursuite de la reprise en direction de la résistance majeure des 50c.

VISAGE a encore cédé du terrain en terminant sur un repli de 1,22%. Les intervenants focalisent leur attention sur les difficultés auxquelles est confrontée l’économie, dans la mesure où le fiscal-cliff fait peser le risque d’une récession. Au niveau de l’analyse technique le prochain support de l’indice se situe désormais à 1365 points.

Coups d’œil sur le reste des valeurs phares du marché.

MÉMOIRE -5,6% 61,1 c
LUMIÈRE +1,2% 87,1 c
ONGLE +0,3% 21.6 c
CRI + 6% 81,0 c
LOINTAIN -2,4% 49,2 c
VENTRE -0,9% 30,9 c
FORÊT -5,1% 11,1 c
DÉSIR +0,1% 54,4 c
OISEAU +3,1% 77,7 c

http://www.angle-vivant.net

La Leçon

J’ai appris assez tôt à marcher
puis à courir, à attirer l’attention
à bredouiller quelques mots
à manger proprement, à dormir à l’heure dîte
la machine est bien rodée
à chaque situation sa réponse
à chaque obstacle sa dose d’effort
J’ai voulu apprendre à écrire enfin
mais vivre librement ça non
c’est trop de choses à la fois
accumulées

Cattus

Chaque fois que je sors dans la rue
j’ai la sensation étrange
d’un chat posé sur mon épaule

Ce matin


Ce matin
poussé hors du lit
par une éruption solaire

Amusement

(…)

— Mon grand-père disait : « Pour savoir dans quelle état j’ère, il faut multiplier l’aire du carré de l’ère, par l’air de s’en foutre »

— C’est très juste. Nos anciens n’avaient pas la langue dans leur poche. On peut même dire qu’il l’avaient dans la bouche.

— De ce point de vue, je ne vois pas ce qui distingue les anciens de nous. Regardez (Il tira la langue). Vous voyez, j’ai bien la langue dans la bouche moi aussi. Si vous ne voyez pas, jetez un œil, il ne vaut rien… Vu sous cet angle, je n’ai rien à envier à mes ancêtres.

— Ah mais nos ancêtres ne s’arrêtaient pas là. Il étaient capables non seulement d’avoir la langue dans leur bouche, mais de la donner au chat, tout aussi bien que de bâiller aux corneilles.

— Corneille m’a toujours ennuyé. Pas étonnant de bailler devant.

— Le Cid est pourtant excellent. Pétillant et melliflu comme il faut, une vraie sucrerie. Ne dit-on pas : la clef du cid est dans la clepsydre ?

Friedrich approche le verre de sa bouche. Il a cessé de parler bien avant d’avoir des lèvres.

Marcel roucoulait :
— « Va, je ne te hais point », je me rappellerai toujours cette célèbre sentence. Lorsqu’elle me vient à l’esprit, le souvenir de la maison de ma mère monte en moi, je me souviens tout à coup des géraniums qu’elle arrosait tous les matins, sur le beau balcon qui donnait sur le jardin fleuri et le chien Choupy, qui poussait tant de grognements lorsqu’il mordillait le canard en plastique pshit.

— Vous avez l’heure, Shopenhauer ? Lança Charles, qui attendait le moment propice pour s’enivrer.

— Je ne l’ai plus malheureusement, elle a filé en même temps que le bas de ma femme que je n’ai jamais eu. Mon caniche cloné est la proie de tous les vertiges.

— N’est-ce pas Céline qui a mis l’infini à sa portée ? Il ne faisait pas dans la dentelle, vous savez. C’était sa mère. Encore moins dans les bagatelles.

— Ses bagatelles firent un massacre. Quelle idée, cette posture anti-sémite ! La langue parlée, dans le langage écrit… On aura tout vu, bien entendu.

— Pensez-vous, il détestait le monde entier, ce paranoïaque. Si j’étais lui, je me serais attaqué aux normands. Ça aurait évité tous ce fatras. Il méritait le goncourt.

— Le goncourt est un concours très couru, mais il a tourné court le jour où la cour accourue. Romain Gary était un ururpateur : Il a été pris la main dans la jarre, émile.

— Gare à Gary ! Aja fumait la ganja par les racines. Ciel ! Ils ont placardé un avis sur le dos du lémur, je l’ai vu.

— Toujours est-il qu’il est préférable d’avoir son avis devant soi, plutôt que derrière, répliqua Arthur.

Soudain le vers entra sans frapper, ôta son chapeau, salua l’assemblée de poètes.

— Asseyez-vous, mon ami. Prenez une chaise, mais ne la mangez pas, quand bien même vous êtes aux abois.

Le ver à bois ne pris pas le temps de s’asseoir doucement, il se détortilla puis chut sur sa chaise.

— Assez, dit le ver. Nous n’allons pas nous asséner ces politesses aujourd’hui. Je sors à peine du Lachaise, je suis vanné. Trop de bouleaux. À boire ! Mais avant, un verre.

Apollinaire sert un verre au ver. Une absinthe, avec l’étiquette « attrape-moi » collée dessus, verte et des pas mûrs, dans une coupelle au cou coupé.

— Franz entra en fureur : vous n’avez pas vu ma hache ? c’est pour tirer un glaçon de ma mer intérieure gelée.

— Allons tu devrais te mettre au vers, répliqua le pauvre lélian. C’est le Rimb qui t’a mis dans cette état ?

Rimb arriva, sonna le clairon et railla le train de la discussion qui dérailla.

Nageurs en vase clos

Boules de cristal
Nageurs en vase clos
Réunion de loosers
Armoire magique rose
Nid de clowns peinturlurés
Bâtisseurs d’à quoi bon
Architectes endormis à la belle étoile
Inventeurs de missions mystérieuses
Parloir pour bouches cousues
Usine chinoise de canards en plastiques
De petits soldats métalliques peints à la main et ça se voit
Refuge d’astronautes qui ont foiré leur carrière
Association des pervers passifs anonymes
Le passant roucoule le printemps
Un coude plus rouge que l’autre, celui sur le comptoir
Une paume de la main plus rouge que l’autre, celle qui pousse la souris
Le côté gauche de la lèvre inférieure plus sec que l’autre, celui qui tient la cigarette
Oh et la jungle de poteaux roses
Ciel des troglodytes
Famille de taupes pour qui le trou est l’univers tout entier
La nuit le bourreau rêve de condamnés
Le hibou qui rêve du rongeur qui rêve du morceau de fromage qui rêve du vin rouge
Philosopher sur le thème de l’extase du labyrinthe
Le labyrinthe apporte avec lui l’idée de la possibilité d’une sortie
Apologistes du moi miniaturisé
Pisseurs d’eau plate
Escargots de nuit
On pourrait écrire des milliers de livres sur le mythe de Sisyphe
Mais pas un seul sur Sophie
Oui-oui au royaume de la chiasse
Comédiens sans rôles
Pantins sans ficelles
Bafouilleurs de langues mortes
Calculateurs de spontanéités
Tatouilleurs de borborygmes
Caryatides sans toits
Sauvages et libres mais pas tous les jours
Collectionneurs de notes de bas de pages
Et de timbres de voix
Désosseurs d’idéal
Il existe mille et une façons de déclarer la guerre au temps qui passe
Des mots d’amour adressés a la voisine inconnue
Amateurs de cris, d’ombre, d’oiseau, de corps, de vent et de spatules
Effrayés par la solitude et par la compagnie tout à la fois
Par la ligne droite et par la courbe
Au chaud mais transits de froid
Tailleurs de Pierre abstraite
Frappeurs de monnaie sans chiffres
Inventeurs de mondes invivables
Dresseurs de totems de plomb
Indigènes pâlots bronzés au soleil mystique et invisible
Amateurs de voyages en position assise
De révélations de chambre
Attrape-lettres comme des mouches
Collées aux doigts couverts d’encre
Et de tabac froid
Chercheurs en émotions, cette adrénaline du cadavre
Pilotes d’avion de papier
Scruteurs de vols d’hirondelles
Attentistes de la station prochaine
Araignées d’eau de vie
Raconteurs de contes a dormir debout
Magasins de masques en tous genres
Le confort est le paradis de l’immobilité
Un ours sort-il de son hibernation lorsqu’il a épuisé sa réserve de rêves
Habitants de l’île

On dit que les koalas sont paresseux

On dit que les koalas sont paresseux. C’est complètement faux et ceci pour deux raisons :
1 — Lorsqu’il est réveillé, il passe une grande partie de son temps à tapisser son lit.
2 — Lorsqu’il dort, il rêve qu’il fait un sprint.